Karina Khana Mita Poma

Mon nom est Karina Khana Mita Poma, j’ai 19 ans ; ma date de naissance est le 26 janvier 1989. Je suis née dans le département de La Paz, dans la province de Murillo. Je suis fille de parents Aymara ; ma famille se compose de 4 frères et sœurs ; l’ainée est Patricia puis il y a Willy puis moi et Julie et mon papa ; ma mère est décédée le 10 septembre 2004 d’une maladie d’une cœur et de complications au niveau du foie.

Pour des raisons économique, pour me sentir utile auprès de mon papa et ne pas être une charge supplémentaire, j’ai commencé en 2003, à l’âge de 14 ans, à travailler dans la rue comme vendeuse. Je ne l’ai pas fait longtemps car c’est à ce moment là que j’ai connu l’institution Enda Bolivia et que j’ai rencontré Edith qui était la coordinatrice de l’antenne de El Alto. C’est là que j’ai commencé à me former et à travailler parce que je devais gagner de l’argent. J’ai connu également Johann et Marco de Sports Sans Frontières (ONG française) avec qui j’ai fait beaucoup de sport et qui sont devenus de super bons amis.

J’ai vécu la majeure partie de mon enfance à la campagne, auprès de ma grand-mère ; je crois que c’est pour ça que j’aime cultiver la terre.

Aujourd’hui je prépare l’examen pour entrer à l’université catholique bolivienne. En dehors du fait que je ne poursuis pas les études que je souhaite, je suis émue à la seule pensée que très vite j’intégrerais la carrière qui me passionne, celle d’ingénieur agronome car je pense que la transformation des matières premières est une bonne chose pour les marchés national et internationaux. Je pense que le travail de la terre et la vente de ces produits transformés est une activité prometteuse pour le futur. Ma carrière ne correspond pas uniquement à cela au regard des nombreux débouchés possibles dans le domaine alimentaire. Un de mes objectifs en poursuivant ce type d’études est de fournir du travail à des boliviens car je pense que la Bolivie doit pouvoir offrir plus de travail pour pouvoir se surpasser ; je souhaite ainsi aider mon pays.

Je remercie tous les parrains qui aujourd’hui me donnent la possibilité de réaliser mon rêve et m’aident à faire mon chemin. Chaque personne qui se dépasse aide la Bolivie à se dépasser.