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Mon surnom es CU-CAN depuis le collège.
Je suis né le 14 septembre 1979 à La Paz , Bolivie.
Mon père s’appelle Ismael Velasco
Ma mère s’appelle Patricia Quispe.
Nous sommes cinq frères et sœurs
Viqui Victoria
Hugo Braulio
Monica Blanca
Irene Reina
Edy RomanActuellement mon père est salarié comme chauffeur. Ma mère est commerçante dans les légumes et les cultures maraichères.
A quand j’avais 7 ans j’ai commencé à travailler avec mon père comme crieur de bus (jeunes qui indiquent les arrêts et les directions). Parce que dans cette ville tous les transports publics ont le crieur, c’est pour cette raison que j’ai aidé mon père, j’ai été son crieur pendant 3 ans. Il était très agressif alors j’ai décidé de travailler avec d’autres chauffeurs de la même ligne.
Moi au départ du bus je criais « Ceja, la Ceja, la Ceja directe, la Ceja »,ensuite quand on arrivait à la Ceja c’était différent et je disais « Aduana Tarapaca horizontes Kenko, Kenko », ceci pour la ligne 107 du syndicat de Simon Bolivar et etc… et cela durant 3 ans.
Ensuite j’ai rencontré des amis qui eux aussi étaient maltraités par leur papa et certains par leurs mères, avant de les rencontrer je pensais que j’étais le seul, qu’il n’y avait que moi qui était déprécié par sa famille et qui devait travailler pour vivre. Mais alors, je me suis identifié à mes compagnons de travail.Après qu’on se soient rencontrés nous avons décidé de quitter ce travail et nos maisons et de nous nourrir nous-mêmes. Nous l’avons fait, ce fut triste, peut être le jour le plus triste de ma vie mais c’était avec une finalité, celle de former notre caractère et d’être indépendant. Moi Hugo je ne suis pas parti, en fait, de suite de ma maison. J’ai étudié en 1er intermédiaire puis en 6ème primaire au collège Juan Carlos Flores Bedregal qui se trouve dans la zone de Rio Seco a El Alto. Là j’ai connu un ami qui lui aussi travaillait depuis son enfance, son nom est Freddy Carrizales. C’était mon copain et lui m’a dit que nous gagnerions plus de sous en travaillant comme cireurs de chaussures, que l’on nomme vulgairement « cireurs de pompes ». Pour ça j’ai demandé à des amis de me prêter une boite à cirage. Puis, je suis allé chez Freddy pour apprendre à bien cirer les chaussures de mes futurs clients, et il m’a appris, pendant presque une nuit entière, mais j’ai appris !
Le lendemain matin nous sommes allés ensembles à la Ceja pour gagner des sous et j’étais très ému et je croyais que j’allais gagner plein de sous, mon premier jour fut un désastre. Sûrement parce que je débutais mais j’étais très déçu de moi-même. A partir de ce jour je suis allé tous jours dans les rues pour cirer les chaussures dans tous les coins d’ El Alto et aussi à La Paz.
Voila pourquoi je me suis mis à travailler si jeune.
Comme vous le savez tous, la situation de l’ONG Enda Bolivie est économiquement critique.
Le jour où je suis arrivé a la Casa Fraternidad, qui est près de la Ceja, à El Alto, dans la rue villa Dolores au numéro 2 au coin de l’avenue Antogasta. C’est ce jour là que j’ai rencontré le prof Edmundo et le professeur Hugo Montesinos qui nous ont offert une tasse de lait là où on travaillait …. il ne reste plus qu’à raconter comment j’ai rencontré Edith et le fait que j’étudie jusqu'à ce jour.